Agriculture et Espaces naturels

La communauté de communes de Gally Mauldre a demandé à un bureau d’études spécialiste (BL évolution) de réaliser un diagnostic du territoire sur les enjeux climat-air-énergie. Voici de façon synthétique les grands enjeux du territoire concernant l’agriculture et la biodiversité.

Lien vers le document plus complet avec les données et analyses plus détaillées :
Agriculture_Espaces_naturels.pdf (1,3 Mo)

N’hésitez pas à enrichir ces enjeux !

Quelques idées en vrac :

Protection des terres agricoles et naturelles

  • Veiller à ne pas changer la destination des ZA et ZN, les sanctuariser
  • Veiller à la protection des zones bleues et zones vertes du SCOT
  • Cartographier les friches, pour en changer la destination et les rendre en espaces nourriciers (jardins partagés, maraîchage, jardin-forêt, …) ou en réservoirs de biodiversité
  • Prendre des mesures pour limiter l’érosion (planter des espèces végétales spécifiques, murets de pierres…)

Résilience Alimentaire

  • Favoriser la diversification des cultures, notamment avec davantage de maraîchages dans l’idée d’une distribution locale
  • Créer une ferme intercommunale pour approvisionner les cantines, des circuits courts, avec création d’emplois locaux. Pourquoi pas avec le modèle NéoFarm, start-up de St Nom la Bretèche (voir leur site. Site de Boulémont ? Terrains intercos ?
  • Implanter et soutenir des jardins partagés dans chaque commune
  • Envisager un Plan Alimentaire Territorial ou intégrer un PAT voisin
  • Solliciter tous les producteurs du territoire pour une distribution locale (AO cantines, magasins de producteurs, AMAP…)

Pratiques agricoles, qualité des sols et biodiversité

  • Sensibiliser les agriculteurs aux pratiques respectant le vivant dans les sols et stockant du carbone, leur offrir des formations (ex. MOOC “Sol et Climat” de AgroParisTech) (ex. calculer l’indice de régénération des sols, outil open source ICI) (ex. les fabuleuses ressources de l’ARB)
  • Mettre en place “le 4 pour 1000” pour capter du CO2 (lien 1, lien 2) : Éviter la déforestation / Éviter de laisser le sol à nu / Restaurer les sols dégradés / Planter-semer des légumineuses / Fumier et compost / Collecter-gérer l’eau / Installation de prairies temporaires / Limiter le travail du sol / Limiter la fertilisation minéral
  • Profiter des savoir-faire d’AgroPariTech et autres acteurs du site de Grignon, notamment de l’association d’étudiants et chercheurs CERCLE et de leur projet PERSPECTIVE pour orienter les recherches sur le territoire, voir si possibilité de collaboration expérimentale…
  • Rencontrer la Chambre d’Agriculture, la SAFER et autres institutionnels pour voir quels accompagnements existent et leur demander de favoriser l’implantation de maraîchages, du bio, de l’agroforesterie…
  • Mettre les agriculteurs en réseau pour éventuelles synergies (APPVPA et +++)
  • Si unité de méthanisation, favoriser les CIVE
  • Cartographier les lieux publics où l’on pourrait planter des haies (modèle agroforesterie), et les planter. Inciter les particuliers, agriculteurs, entreprises… à faire de même

Production d’ENR

  • Cartographier le bâti agricole pour envisager la production photovoltaïque sur des toits existants, synergies avec collectifs citoyens qui pourraient investir
  • Contacter les gros propriétaires et gros exploitants, voir s’ils seraient prêts à investir en PV, en agrivoltaïsme… (Ex. Fermes de Gally…)
  • Contacter la start-up NéoFarm pour qu’ils intègrent un module de production d’énergie dans leur concept

Eau

  • Capter les eaux ruisselantes pour les stocker et irriguer

Financements possibles

  • Cf carte mentale des aides financières et AAP IdF (lien ICI)

A voir absolument : Superbe conférence de Marc André Selosse “Quelle agriculture pour demain ?”

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Elles sont très intéressantes ces idées et merci pour les liens !

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Habitante de la CCGM depuis plus de 20 ans, je constate avec bonheur un frémissement dans la volonté des agriculteurs/éleveurs du coin à distribuer leurs productions localement et je parviens presque à concevoir un repas complet avec ce qui est produit à moins de 30 kms de chez moi.
En encourageant les agriculteurs à produire et vendre sur notre petit territoire, nous gagnerions en qualité de vie. En favorisant les AMAP, les productions bio, des cultures diversifiées, nous gagnerions sur plus de tableaux encore (distribution locale + autonomie alimentaire + réduction des intrants chimiques). En engageant les municipalités à s’approvisionner par des commandes publiques auprès des agriculteurs, maraîchers pour la restauration collective, nous entrerions dans un cercle vertueux.
En organisant des sessions de sensibilisation, de partage d’expériences et de formation sur l’agroécologie auprès des exploitants, les modèles pourraient évoluer. La collectivité pourrait s’en charger, en lien avec l’animation foncière. La chambre d’agriculture, mais aussi des associations environnementales, agricoles, patrimoniales pourraient être sollicitées. La collectivité peut aussi jouer un rôle dans l’obtention de financements pour acquérir du matériel, développer des filières de valorisation ou assurer la bonne rémunération des agriculteurs lors de leur période de transition.
Notre CC est riche de terres cultivables et pourtant, nous ne parvenons pas à l’autonomie alimentaire à cause de la grande présence de monocultures (céréales/oléo-protéagineux), ne faut-il pas entrer dans un nouveau modèle de culture et aider les agriculteurs à changer ?

Il reste des terrains en friche, la CC ne pourrait-elle pas s’engager à aider à la conversion de ces terres en jardins partagés, exploitation maraîchères ou tout simplement réservoirs de biodiversité ?
https://cartofriches.cerema.fr/cartofriches/
Pour réaliser tout ceci, la politique de préservation des terres agricoles doit être renforcée et l’artificialisation cesser. Les communes pourraient également favoriser l’installation de jeunes exploitants ou aider à la transmission et accompagner la cession (rencontres avec les agriculteurs proches de la retraite pour les sensibiliser aux enjeux de la transmission, portes-ouvertes sur les exploitations).

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Merci LaurenceF, j’adhère à 100% à ces réflexions et les 2 liens sont très intéresants.

L’un deux oriente vers l’outil PARCEL, qui permet de faire des simulations sur des zones bien définies.

Exemple de simulation que je viens de faire :
Sur Gally-Mauldre pour nourrir toute la population en relocalisant toute la production (avec 25% de bio et en réduisant de 25% notre consommation de produits animaux) cela donne :
7050 hectares dédiés
220 emplois agricoles
-16% de CO2 par hectare et -31% de CO2 par personne
et d’autres indicateurs donnent des chiffres sur les sols, la biodiversité, les ressources en eau,
bel outil !

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P.A.T. (Plan Alimentaire Territorial)
Ce type de plans transversaux (aussi bien en gouvernance qu’en zone géographique) est très intéressant pour faire évoluer la résilience alimentaire, les pratiques agricoles et la rencontre de l’offre et la demande par des circuits courts locaux.

Il y a un projet de PAT sur notre secteur !
Il est porté par 3 grosses intercos (Versailles Grand Parc, Saint-Quentin en Yvelines et Paris-Saclay) ainsi que 3 associations (dont APPVPA, Terre et Cité) et d’autres acteurs locaux.
Le fait que l’APPVPA soit partie prenante signifie que le territoire Gally-Mauldre est potentiellement dans le dispositif.
La candidature de ce PAT doit être déposée début septembre auprès de la DRIAAF, ce seront potentiellement 400 000 euros de subventions déployées sur 3 ans par le département (liés à des investissements).
Le plan d’action du PAT en projet annonce 6 grands axes :

  • Démarche partenariale
  • Pérennisation et développement de l’offre alim locale, diversifiée et de qualité
  • Mise en lien offre et demande (distrib, épiceries collab…)
  • Evolution de la restauration collective publique et privée (application de la loi Egalim)
  • Accompagnement du changement des pratiques agricoles
  • Sensibilisation tous publics et animation

L’interco Gally-Mauldre n’est pas partie prenante (donc les investissements sollicités ne touchent pas forcément nos communes et leurs acteurs) mais notre territoire est géographiquement sur la zone concernée. Il y a très certainement des synergies à mettre en place entre le PCAET et ce PAT, en tout cas le plan d’action correspond à beaucoup des enjeux du PCAET.

Mon contact pour ces infos : Marie Martinez, animatrice à l’APPVPA

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Voilà qui serait un soutien ou un tremplin formidable !
Reste à voir si la CCGM en a connaissance et volonté de candidater.